Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.

Nelson Mandela – Homme d’état, Président (1918 – 2013)

Qu’est ce que la liberté?

C’est un sujet vaste. La liberté a t-elle sa propre limite?

En cherchant les définitions sur la liberté, le constat est le suivant : la liberté est possible sans contrainte, sans soumission, sans pression, sans retenu, sans contrôle… mais elle est basé sur des règles.

Je parle ici des règles faites par les hommes. Je ne vais pas m’aventurer dans les règles ou la justice des dogmes religieux, le sujet est tout autre. Par contre, chacun est libre de pratiquer une religion tant qu’elle ne vient pas percuter la liberté des autres.

La liberté ne serait elle pas une façon de vivre, qui comme le cite Nelson Mandela, “c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres”. Au delà de la liberté des hommes, il ne faut pas oublier la liberté de tout le vivant et de la Terre qui nous héberge. Libre ne veut pas dire faire n’importe quoi!

La liberté et les droits des hommes

La liberté est quelque chose de simple mais atteint une limite lorsqu’elle touche la liberté des uns et des autres. L’homme doit s’imposer des règles pour que chaque individu puisse vivre normalement en s’appuyant sur des lois communes. Et dans les lois, se trouvent des interdictions. La liberté doit-elle où peut-elle intégrer l’interdit? Interdit de fumer, interdit de passer, interdit d’insulter, interdit de déposer n’importe quoi n’importe où, interdit de parler dans un lieu d’étude, interdit de manger dans un espace sécurisé, interdit d’être nu, interdit de rouler à contre sens, interdit de tuer, interdit de frapper, interdit de jeter son mégot de cigarette, interdit de jeter un papier, un chewing-gum, interdit de circuler aux véhicules à moteur, interdit de courir, …etc…etc…

Interdire a-t-il du sens?

Est-il possible de ne rien interdire? Interdire signifie ne pas faire et dans la majorité des cas il vaut mieux respecter l’interdit que de l’ignorer. Car ne pas respecter un interdit peut mettre en péril ou toucher à la liberté des autres et sa sécurité ou celle des autres. Imaginons un endroit paradisiaque, une île splendide entourée d’une eau turquoise, des plages de sable fin, et au milieu de cette magnifique île des sables mouvants. L’homme défini un périmètre pour indiquer ce danger et en interdit le passage. Votre liberté existe toujours, vous pouvez franchir ce périmètre mais vous allez mourir, c’est votre liberté, celle de circuler mais elle vous aura coûter la vie.

C’est un exemple, qui fait partie de notre quotidien. Il est interdit de traversée une voie ferré, cela ne vous supprime pas votre liberté de circuler, de franchir cette voie mais au prix d’une vie. Interdire structure ce qui est bien et bon de faire ou de ne pas faire! Interdire protège et apporte du sens. Puisqu’il semble que l’être humain a perdu son sens ou ses sens!

Stop, danger. Attention à ne pas faire ceci.

Dans un monde libre, la liberté est-elle possible avec les interdictions que l’homme s’imposent. L’interdiction est souvent indiquée pour du bon sens. L’homme aurait-il à ce point perdu “son bon sens” qu’il a du les écrire et se les imposer. Qu’elle étrangeté que de ne plus avoir du “bon sens”. C’est probablement dû à nos modes de vie. Nos vies sont de plus en plus folles, incontrôlées, tout s’accélère. Mais pour qui pour quoi? L’homme n’a plus un instant pour comprendre ce qu’il lui arrive.

Interdit, liberté, justice

L’homme s’est lancé dans une course qu’il ne sait plus maitriser. La nature est là pour le lui rappeler. Il suffit de constater l’accélération des catastrophes pour redonner à l’homme un instant de réflexion sur ses faits et ses gestes.

Nous respectons tous les interdits. Interdire nous donne t’il une liberté de vivre, une liberté de pensée, une liberté d’être, une liberté de faire? Bien évidemment que nous sommes libres. Libre par ses pensées, libre par ses gestes. L’homme est libre de changer de travail, libre de voyager là bon lui semble, libre de profiter de la vie, des amis, de sa famille, de ce qui l’entoure.

Libre a des conséquences. Attention à ne pas assumer les conséquences de sa liberté aura obligatoirement un impact dans sa vie ou dans celles des autres.

La liberté par la justice

La justice des hommes pour faire respecter les lois. L’homme a décidé d’écrire des lois qu’il se doit de respecter afin de vivre en harmonie et dans le respect des uns et des autres. Mais en harmonie avec qui ou avec quoi.

L’homme peut définir des lois absurdes ou qui ne sont pas remises au goût du jour. Il existe des lois totalement obsolètes. Il existe encore une loi qui indique que les femmes n’ont pas le droit (c’est une interdiction) de porter le pantalon! Cette loi a évoluée (rire) en 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon « si la femme [tenait] par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval ». Bien que plus du tout d’actualité, la loi était restée en vigueur !

Extraits du site ouest-france

« En 2013, un sénateur a interpellé le Gouvernement sur cette loi obsolète, jamais abrogée, explique Paul de Vaublanc. Najat Vallot-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, a répondu par le biais d’un texte publié au Journal Officiel que ce texte était contraire au principe d’égalité entre les femmes et les hommes, et que, de ce fait, il ne s’appliquait plus. »

Mais une réponse ministérielle n’a pas de valeur juridique. Pour défaire un texte, il faut adopter un texte similaire : une loi pour annuler une loi, un décret pour un décret, rappelle Paul de Vaublanc. « Nous sommes typiquement dans le cas de figure d’un texte tombé en désuétude et implicitement abrogé, mais qui est toujours présent dans le corpus juridique… »

Ces textes, bien souvent oubliés, peuvent donc avoir un impact sur la vie privée des citoyens, mais également parfois sur la vie politique. C’est le cas d’une loi du 15 février 1872, qui prévoit dans son article 3 une mesure originale en cas de dissolution illégale de l’Assemblée nationale : la création d’une Assemblée secrète. Il revient aux Conseils départementaux de désigner chacun deux personnes qui doivent toutes se réunir en secret pour gérer le pays à la place de l’Assemblée. S’il a été question d’abroger cette loi en 2011, le Parlement ne l’a finalement pas supprimée. On ne sait jamais !

Ma proposition de lecture

Nelson Mandela. Un long chemin vers la liberté.
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